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Bien qu’aucune décision officielle ne leur a été adressée, les crèches à Casablanca sont fermées depuis mars dernier. Kenza Bennani, directrice d’une crèche dans la capitale économique et également membre de l’Association Marocaine des Crèches Privées (AMCP) lance un énième appel pour l’ouverture de leurs établissements et le déblocage d’aides urgentes.

 

 

Le dimanche 6 septembre le gouvernement prenait une série de mesures draconiennes en vue de freiner la propagation du coronavirus à Casablanca. Parmi elles, la fermeture de tous les établissements scolaires.

Le préscolaire et le secteur de la petite enfance ne seraient pas concernés par cette décision, mais certaines crèches ont été contraintes de fermer après un rappel à l’ordre de la Délégation Régionale de Casablanca.

Dans une lettre ouverte adressée le 9 septembre au ministre de l’Éducation Nationale Saaid Amzazi et au ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, Othman El Ferdaous, Kenza Bennani, membre de l’Association Marocaine des Crèches Privées (AMCP), dénonçait une fermeture illogique et une communication incomplète et floue. Au micro de H24Info, la directrice d’une crèche réitère son appel et évoque l’incompréhension face à une telle décision. «Nous ne pouvons pas officiellement ouvrir, mais si nous restons fermés, nous ne recevrons pas d’aides de l’État (…) c’est une contradiction totale», déplore notre interlocutrice.

Sa lettre ouverte, ainsi que les communiqués de l’Association Marocaine des Crèches Privées (AMCP) ont toutefois conduit à un premier entretien avec Othman El Ferdaous.

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